mardi 22 novembre 2016

Le capitalisme, c' est le chômage !



Crise et chômage sont des éléments constants dans l'histoire du capitalisme. Les crises sont vécues de manière chronique, malgré et à cause du développement immense des forces productives. Le chômage augmente dans les pays industrialisés, et il augmentera encore, parce que le capital ne réussit plus sa valorisation à travers le marché, et il ne peut pas le faire non plus par d'autres voies comme la spéculation dans laquelle la somme des avantages et celle des désavantages s'annulent. La crise n'est pas due à des patrons "incapables" ou à des hommes politique "corrompus", comme le disent syndicats et partis, de droites comme de gauches. Imbéciles et voleurs ont toujours existé, tout comme les malfaiteurs ont toujours rendu service à la société capitaliste (le crime est lui aussi productif). Ils nous sacrifient pour leur économie nationale, pour défendre leurs marchés et leur production, ils nous disent qu'il est important de développer l'industrie par l'innovation technologique, de nous soumettre à la formation continue...

Mais la seule vérité est que trop de marchandises envahissent un marché qui ne réussit pas à les absorber; la productivité grandit, mais avec elle augmente le chômage. Les prolétaires ont toujours vécu dans une condition plus ou moins précaire selon la situation économique. Cette précarité est - et sera toujours plus - la condition de millions d'êtres humains Aujourd'hui, avec l'automation croissante, avec une nombreuse main-d’œuvre disponible, l'emploi devient un mirage, et une partie croissante de la population devient superflue pour le capital. Les prix des marchandises, y compris celui de la force-travail, se confrontent sur un marché devenu directement international, le salaire d'un travailleur polonais ou africain ne pouvant ainsi rivaliser avec celui d'un travailleur français. La concurrence entre la main-d’œuvre de différents pays provoque le déplacement de secteurs entiers de travail d'un continent à l'autre et devient le germe d'une guerre entre les pauvres. Les capitalistes entretiennent cette concurrence.

Face à nos divisions, organisons la solidarité de classe ! Les schémas syndicaux de l'organisation catégorielle doivent être d'autant plus combattus que la tendance générale est celle d'une augmentation de la précarité prolétarienne exacerbée par la concurrence capitaliste. La territorialité des luttes est imposée dans la réalité d'une société où règnent flexibilité et précarité.

La défense des intérêts prolétariens, des conditions de travail et de vie est un problème de force : c'est la lutte qui produit l'organisation et non le contraire. La lutte dépend aussi de l'alignement des forces (salariés fixes, chômeurs et précaires, …) dont on dispose et aujourd'hui, dans ce domaine, le mouvement syndical a des retards pratiques, subis et/ou imposés.

Le salaire augmente ou diminue suivant la situation économique, mais surtout en raison des rapports de forces entre les classes; par contre, le taux d'occupation au travail est destiné historiquement à diminuer, selon la loi de l'accumulation capitaliste, parce que ce ne sont pas les emplois qui manquent, mais en réalité le travail, libéré par les machines et par les procès de production de plus en plus automatisés et rationalisés. Aujourd'hui pour nous, c'est plus chômage et plus d'intensification du travail, mais c'est aussi le signe de la crise d'un système vieux et drogué dans lequel nous sommes contraints de vivre.

Le prolétariat d'aujourd'hui agit d'une façon désordonnée et souvent individuelle. La relance de la lutte quotidienne, organisée et persévérante est la seule condition possible pour amorcer un mouvement plus vaste qui libérera la force du prolétariat.


Pour la réduction du temps de travail sans diminution de salaire
Pour le salaire garanti aux chômeurs
Pour la solidarité prolétarienne
Communistes Internationalistes

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