vendredi 26 juin 2020

matériaux de Workers' Group (USA)


Fondements, positions et lignes directrices du Workers' group

La colère de la classe ouvrière explose après le meurtre des flics George Floyd

mercredi 10 juin 2020

La deuxième guerre civile américaine ....


La deuxième guerre civile américaine ....

Les processus de crise, accélérés par le lockdown, ont massivement frappé les États-Unis. Un autre acte de violence contre un Afro-américain a déclenché une révolte qui a frappé tout le pays avec une ampleur et une intensité sans précédent pour l'histoire américaine. L'extrême violence de la société américaine conduit à une sorte de guerre intermittente, beaucoup parlent de "la seconde guerre civile américaine". La définition est suggestive, mais elle doit être utilisée avec précaution: dans une guerre civile, les deux côtés opposés sont symétriques et ont tendance à gagner pour conquérir le pouvoir, identifiant les objectifs classiques de son expression, ne serait-ce que comme symboles. Dans une guerre civile, la symétrie est donc à rechercher dans les extrémités, car les forces sur le terrain peuvent être - et dans la plupart des cas - très différentes en termes de puissance, d'armements, de nombre, etc. La position des États-Unis en tant que superpuissance (encore) dominante évoque celle d'un pays colonialiste qui, faute de contrôler ses colonies, est contraint à une retraite générale et à pousser sa domination à l'intérieur, colonisant cette partie de la population qui n'a jamais réussi à s'intégrer. Mais les États-Unis n'ont pas de colonies. Les porte-avions qui ont remplacé les anciennes canonnières ne remplissent pas la même fonction. La domination de l'impérialisme actuel a exarcerbé les caractéristiques de l'ancien: il a été financiarisé à l'extrême, il s'est mondialisé, il s'est mécanisé pour devenir cette enveloppe qui ne correspond plus à son contenu, dont parle Lénine. Et déjà en son temps il en donnait une définition rigoureuse: l'impérialisme des colonies et des canonnières repose sur la domination politico-militaire; l'impérialisme de la finance mondiale et des porte-avions est basé sur la domination économique. L'Argentine et l'Inde, par exemple, étaient des pays exploités par l'Angleterre impérialiste, mais alors que l'Inde en tant que colonie exprimait un potentiel révolutionnaire bourgeois, l'Argentine en tant que nation libre exprimait un potentiel révolutionnaire lié à la condition prolétarienne.
L'impérialisme des porte-avions n'est plus en mesure de réaliser sa domination par la dissuasion d'une force débordante; et dès que le monde dominé sent cette faiblesse, les forces centrifuges, les alliances et les échanges entre pays modifient spontanément les rapports précédents.
Le porte-avions, une machine polyvalente, parfaite pour un colonialisme qui n'a pas besoin de poser ses bottes sur le sol des autres, ne représente pas un colonialisme interne suffisamment clair. Le porte-avions est fait pour naviguer au loin sur les océans, pas pour rester aux postes d'amarrage. En tant que système, il doit représenter la "projection distante" du pouvoir, sa nature de machine doit imprimer le caractère de machine sur l'environnement. Ainsi, quiconque entre en contact avec les États-Unis doit subir le saint sermon sur leur "destinée manifeste", sur le fait que le pays le plus fort du monde est appelé à la domination par des forces supérieures. Et plus ces forces sont affaiblies, plus la nécessité d'y recourir est grande. L'histoire du porte-avions avec, à bord, du personnel positif au Covid 19 stationné dans l'océan Pacifique, dont le commandant refuse les ordres de l'amirauté et du gouvernement, nouvelles d'il y a quelques semaines, montre clairement la difficulté à laquelle fait face la société américaine, et montre inévitablement sa faiblesse face aux accélérations de l'histoire. Une nouvelle fracture, cette fois entre le gouvernement et l'armée, a eu lieu concernant le jugement sur l'intervention de l'armée elle-même sur son sol.

dimanche 31 mai 2020

USA 2020


“Bien loin de s'opposer aux prétendus excès, aux exemples de vengeance populaire contre des individus haïs ou des édifices publics auxquels ne se rattachent que des souvenirs odieux, il faut non seulement tolérer ces exemples, mais encore en assumer soi-même la direction.”
Adresse du Comité central à la ligue des communistes, 1850 K. Marx - F. Engels



jeudi 2 avril 2020

Epidémie et socialisme


Epidémie et socialisme

le fil rouge, 2020




Le virus et la vitesse à laquelle la pandémie s'est développée ont produit des comportements qui oscillent entre la peur irrationnelle et le fatalisme catastrophiste. Les différentes factions de la bourgeoisie et leurs États respectifs suivent le même comportement général. La durée de cette pandémie n'est pas connue, mais il est clair que rien ne sera comme avant.

La propagation du virus a accéléré les contradictions intrinsèques du capitalisme, d’ores et déjà dans une forme malade et droguée.
Nous ne sommes pas confrontés à un fait "nouveau", des catastrophes "humaines" traversent l'histoire de notre espèce, et principalement lors de sa forme capitaliste, mais celles-ci se greffent sur les mécanismes propres à la phase impérialiste, qui est la phase suprême et finale du capitalisme, où toutes les contradictions sont amplifiées, dans le temps et l'espace.
Pour le socialisme scientifique, il n'y a pas de "surprises dans l'histoire". Le socialisme scientifique est une arme qui permet au prolétariat à travers l'étude du temps et l'exploration de demain d'indiquer le développement de processus historiques. Une telle accélération ne doit pas nous effrayer, mais nous faire prendre conscience de la confirmation de notre programme historique. Après la crise de 2008, Marx était revenu dans les rayons des principales librairies du monde, malgré ceux qui l'avaient déclaré mort ...

mardi 31 mars 2020

Relativité et déterminisme (à l’occasion de la mort d’Albert Einstein)


Relativité et déterminisme
(à l’occasion de la mort d’Albert Einstein)


                      relativité et déterminisme

La théorie de la relativité et, plus encore, la mécanique quantique ont produit des résultats formidables qui sont un héritage de l'humanité indépendamment des classes. Cependant, comme l'idéologie, la science n'est jamais indépendante du paradigme de son époque. La véritable révolution épistémologique, celle qui a fondé la nouvelle science de la bourgeoisie naissante remonte aux années 1600; la systématisation définitive surmontant la mystique est contemporaine à Marx qui s'impose avec le nom de Darwin, Maxwell, Boltzmann, Klein, Poincaré et bien d'autres. Sur le plan idéologique, de nombreux scientifiques n’étaient pas du tout matérialistes, certains étaient même tout à fait idéalistes. Mach, n'était certainement pas l'un des nôtres, mais il n’en demeure pas moins celui qui a en premier vu la possibilité de concevoir l'univers comme un continuum ouvrant ainsi la voie à Einstein, qui lui était certainement redevable et, à son tour, a mené à terme le travail de Galilée sans rien inventer, en fixant simplement (exactement comme Marx l'a fait) des découvertes déjà faites qui n'attendaient que d'être connectées, mises en relation. On peut dire alors que nous sommes au sommet de la science bourgeoise, à la limite d'une nouvelle connaissance qui rend toujours plus insupportables les contradictions dans lesquelles les scientifiques évoluent. L’effectivité de la nouveauté est empêchée par la persistance de cette société, par le manque de révolution comme démolition et fait décisif (la révolution comme changement vers le communisme est un fait permanent). De la même manière que la révolution copernicienne ne s’est rendu effective qu’avec Galilée 100 ans plus tard, nous pourrons démontrer demain que la révolution quantique ne se fera en acte qu’avec le socialisme.

samedi 28 mars 2020

Coronavirus : un autre prodige des apprentis sorciers.


Coronavirus : un autre prodige des apprentis sorciers.
Un autre prodige dans la lutte contre le capital et le capitalisme.

Il y a maintenant suffisamment d'éléments pour encadrer la crise du coronavirus d'un point de vue de classe sans se limiter à une propagande anticapitaliste générique, juste, mais insuffisante. Pour ce faire, nous commençons par résumer une importante contribution en provenance de la Chine, qui se lit comme suit :
1. L'épidémie de coronavirus n'a rien de spécifiquement chinois : elle est le produit d'une certaine "géographie économique" mondiale. Elle n'a rien de particulièrement exceptionnel non plus : elle n'est qu'un maillon de la chaîne des épidémies typiques de ce début de siècle, produites par un processus d'accumulation au caractère de plus en plus dévastateur (les épidémies préexistent certes au capitalisme, mais celles-ci sont liées au capitalisme par mille fils). L'épidémie de Covid-19 n'est pas une catastrophe naturelle : c'est une catastrophe sociale – de faible ampleur encore, mais qui pourrait prendre des proportions gigantesques si elle gagne l’Afrique, variable majeure dans cette équation. Ce n'est pas le résultat de conspirations anti-chinoises ou d'expériences militaires chinoises imprudentes ou de la mystérieuse alchimie du Dr. Strangelove : c'est le résultat micro-chaotique d'un chaos économique, écologique, politique plus général dans lequel le monde entier s'enfonce. Un macro-chaos dont les causes n'ont rien d’un mystère hors de portée du commun des mortels, car elles s’étalent sous les yeux de qui a les yeux pour voir.